Semaine Mondiale pour l'Accouchement Respecté
Les positions de l'accouchement : acteurs et metteurs en scène, respect des choix...
SMAR - 23 au 29 mai 2005
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Les femmes accouchent allongées sur le dos, les pieds dans des étriers. La proposition est évidente. Pourtant, c'est la médecine moderne qui a imaginé et imposé cette position artificielle au détriment de toutes les lois naturelles. De nos jours, elle est de plus en plus décriée par les professionnels de santé eux-mêmes.Selon l'OMS, « aucune donnée ne justifie d'encourager la position allongée sur le dos (...) les femmes devraient être libres de choisir, et encouragées à le faire, la position qu'elles préfèrent pour l'accouchement. (...) Il paraît préférable d'éviter les périodes prolongées en position dorsale. » Pour le Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français (CNGOF), « il paraît possible de conseiller largement les positions verticales lors de l'expulsion, tout en étant vigilant sur le risque hémorragique. »La liberté de position et de déambulation pendant l'accouchement permet de minimiser la douleur, de faciliter la progression du bébé et de protéger le périnée. Comment y parvenir ? C'est l'objet d'un débat sur les « positionnements » des parents, du personnel d'accompagnement médical et des décideurs de santé publique.
- de minimiser la douleur, et donc le recours aux
analgésiques (péridurale) ;
- de minimiser les mauvaises présentations (dystocies), et
donc le recours aux extractions instrumentales ou à la
césarienne ;
- de diminuer la durée moyenne du travail sans besoin de
stimuler le travail par des hormones artificielles
- (selon quelques études) de diminuer le risque
d'hémorragie post-partum, première cause de
décès maternel
- de mieux protéger le périnée pendant la
phase d'expulsion
La SMAR 2004 avait pour thème « L'épisiotomie, lever le voile ». Elle a abouti à une saisine de l'ANAES, à l'initiative du CIANE, du CNGOF et de la CNAM, en vue de la rédaction d'une recommandation de pratique clinique concernant l'épisiotomie.
Les actions en France et
dans le monde
Conclusions

Bernard Bel, Sophie Gamelin, Viviana Tobi
Cécile Loup (de gauche à droite)
Réunion préparation SMAR (Paris)